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Notre fraternité est composée de 9 laïcs et de 3 prêtres, Trinitaires de Béthanie ou membres associés, ainsi que de de 3 Religieuses Trinitaires de Valence. Fondée en 2010, la fraternité a été appelée par l'évêque d'Angoulême à être une présence priante et aimante au coeur du diocèse.

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samedi 23 septembre 2017

Brève méditation de soeur Angélique pour le 25ème dimanche du temps ordinaire de l'année A

A partir de Matthieu 20, 1-16


"Je veux donner à lui autant qu'à toi". Voilà la logique de notre Dieu. La parabole de ce jour nous indique la volonté de Dieu de donner aux uns et aux autres la même mesure. Le Seigneur nous aime à part égale , sans faire de différence. Le Seigneur est prêt à nous donner tout ce qu'Il peut . C'est révolutionnaire ! Il nous aime chacun de façon unique.
Rendons-Lui grâce pour cet amour prévenant et gratuit.



mardi 12 septembre 2017

lundi 11 septembre 2017

Le beau récit-témoignage de Blandine Vigour après son voyage en Chine dans la région du Yunann. Merci !

"Nous avons eu la joie, mon mari et moi, d'aller en Chine cet été, une douzaine de jours, dans cette magnifique région du Yunann, à Dali, à proximité du lac Erhai et du mont Cangshan.


Notre fils Ghislain y vit et y travaille depuis maintenant plus de huit ans, avec sa femme Achun, ils ont un petit garçon de presque un an Yulong ( Dragon de jade ).

 Après avoir visité Dali, la vieille ville, qui est à une vingtaine de kilomètres de Dali nouvelle ville, et y avoir rencontré les multiples amis de notre fils, tant Chinois qu'européens, car là y vit une très forte communauté d'expatriés de toute l'Europe , ne trouvant plus dans leur pays d'origine de quoi les satisfaire, et les raisons en sont très variées....mais ayant trouvé à Dali de quoi construire ou reconstruire une vie tant professionnelle que familiale ou amicale...car cette communauté est très soudée et fraternelle...

 Dali est colorée, gaie, vivante: la foule y est nombreuse jusqu'à deux ou trois heures du matin, et quantité de personnes travaillent encore fort tard dans les rues...calligraphistes, créateurs de bijoux, vendeurs de parfums,cuisiniers, chanteurs de rues, etc...





      Puis, nous sommes allés à la rencontre de la très nombreuse famille d'Achun, ma belle fille...... celle vit dans un petit village regroupant tous les membres de la famille, à 2500 mètres d'altitude, au bout d'un long chemin de 2 à 3 kilomètres, où ni bus ni taxi ne peut accéder: le chemin se fait à pied, dans la boue et les flaques d'eau, quand il pleut, ce qui était le cas à notre arrivée.


La famille nous attendait avec impatience et angoisse: la grand mère ( nai nai ) la soeur, les frères, les cousins et cousines, les oncles et tantes, les neveux et nièces de tous âges, les plus proches voisins également.



 il faut dire qu'à part Ghislain et deux ou trois de ses amis européens venus pour son mariage en 2012, ils n'ont  jamais vus d'européens... notre venue était donc un évènement pour eux.

ils ont donc tué une chèvre en notre honneur, chèvre qu'ils ne consomment qu'en de très rares occasions..



Nous avons donc partagé la vie de cette famille, vie toute simple, de cultivateurs et d'éleveurs dans la montagne, où tout se fait à pied et à la main... le riz, le thé, le mais, les bambous, les bananiers; les cochons, les poulets, les chévres, les vaches pour la viande, car dans cette partie de la Chine, il n'y a pas de produits laitiers... il n'y a pas de pain non plus, donc pas de blé.




Nous avons vécu trois jours au sein de cette famille très nombreuse où chacun vaque à sa besogne la journée, mais aime à se retrouver le soir ou le petit matin pour un repas commun autour de l'âtre de la cuisine, ou dans la cour, vaste espace communautaire, ou l'on peut prendre ses repas quand il ne pleut pas, jouer pour les enfants, se laver et faire la vaisselle, car un robinet y coule toujours...



Les repas se prennent assis sur des tabourets bas autour d'une table basse ou tous les mets du repas sont posés dans des bols et chacun se sert.: riz et légumes, eau tiède et thé.. il n'y a pas de desserts.



Le paysage est grandiose, majestueux, à l'image de cette famille, qui est pauvre, mais qui a su tout nous donner, leur être même...




attention constante, sourires, générosité, là, il n'y avait pas le souci du paraitre, mais seulement celui de l'être, comme le sont les enfants et étaient tous les enfants rencontrés, dans la famille et ailleurs...



Il me semble que nos sociétés repues de tout ont perdu le sens communautaire, et qu'il faille le reconstruire, voire le susciter... alors que là, au coeur de cette Chine pauvre, il existe à l'état naturel... richesse  et pauvreté... avoir et être."